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Hommes, femmes, les bijoux ont-ils un genre ?



Hommes, femmes, les bijoux ont-ils un genre ?

Des bijoux autant pour les hommes que pour les femmes.

À ce jour, la tendance voudrait que les bagues, colliers, bracelets et boucles d’oreilles se portent indifféremment sans distinction de sexe. Dans les catalogues de jouets à Noël, on essaie, non sans mal, de faire disparaître la scission entre les pages s’adressant aux filles et celles s’adressant aux garçons. En matière de bijoux, la frontière de genre est en train de tomber à son tour. Lentement mais sûrement. 

La seule question utile à se poser n’est pas : « Qu’est-ce que vont penser les autres ? » mais plutôt « Ce bijou ira-t-il bien avec mon style ? ». 

La réponse est simple car elle relève du bon sens. Par exemple, la grosse chaîne en or qui brille du rappeur Nipsey Hussle ne conviendra pas si tu es du genre “costume-mocassins à glands” ou "tailleur-escarpins''. C’est une évidence. 

« Connais-toi toi-même... » disait Socrate. La bijoutière ajoute  : « … et tu trouveras le bijou qui te convient. »

Quel bijou offrir à un homme ?

En bijouterie, le rayon “hommes” se limite traditionnellement à l’alliance, la chevalière, la gourmette, et les boutons de manchettes. Plusieurs options permettent de s'affranchir des conventions obsolètes.

Pour être porté avec plaisir et parfaitement assumé, le bijou ne doit pas gêner au quotidien dans les gestes et les actions qu’exigent certains métiers. 



Le genre en bijouterie, une histoire récente.

Si le bijou se décline encore timidement au masculin, il suffit de regarder en arrière pour se rendre compte que cela n’a pas toujours été le cas. Dès la préhistoire, le bijou est porté par les hommes. Par exemple : Rahan avec son fameux collier de griffes de tigre à dents de sabre. On ne connaît pas les bijoux de Madame Rahan, mais on peut soupçonner qu’en termes de matériaux, ils devaient être proches. Plus tard, les Égyptiens, hommes et femmes, afin de montrer leur puissance, ne lésinent pas sur les parures en or recouvertes de pierres précieuses. Cette tradition perdure durant des siècles chez les aristocrates, les cardinaux et les rois, qui n’hésitent pas à se parer de bijoux toujours dans le but d’afficher aux yeux de tous leur richesse et leur pouvoir. 

C’est au XIXe siècle que la situation change. La Révolution étant passée par là, les bourgeois ne doivent pas ressembler aux aristocrates qui les ont précédés. Comme la dentelle est proscrite dans les attributs masculins, les bijoux sont quasiment interdits. Il ne reste plus que la montre à gousset ou la chevalière. 

En ce qui concerne les ouvriers ou paysans, la question ne se pose pas, car de tous temps, s’ils sont trop pauvres pour en posséder, les bijoux, de surcroît, ont eu la fâcheuse tendance à entraver leurs gestes laborieux.

Aujourd’hui, le choix d’un bijou se fait de moins en moins en fonction de critères de genre, mais plutôt en fonction de sa personnalité ou d’un look. Un vent de liberté permet de s’affranchir des codes qui ont pendant trop longtemps dicté leur loi sur la mode en général et la bijouterie en particulier.